Le problème
Une municipalité approuve ses paiements à chaque séance du conseil. La liste existe : c'est une annexe du procès-verbal, un PDF de plusieurs pages, parfois numérisé, publié des semaines plus tard. Personne ne peut y chercher un fournisseur, additionner une catégorie ou comparer deux années. L'information est publique au sens strict, mais inutilisable en pratique — et la loi qui oblige à publier certains contrats est rarement vérifiée par qui que ce soit.
Ce que le Registre contient
Au 25 octobre 2026, le Registre couvre 4 439 lignes de paiement approuvées par le conseil sur 20 séances, de janvier 2025 à août 2026. Chaque ligne renvoie au PDF du procès-verbal officiel dont elle est tirée. Les totaux de chaque séance concordent au cent près avec la liste adoptée; le seul écart (0,12 $ en janvier 2025, deux chiffres illisibles dans un document numérisé) est documenté sur la page de méthode.
- Une porte d'entrée en langage courant. Une boîte de recherche et six questions formulées comme un lecteur les poserait : qui a été le plus payé cette année, qu'a approuvé la dernière séance, où va l'argent, qu'est-ce qui dépasse 25 000 $, combien coûtent les services juridiques, et ce que la loi exige.
- Le contexte à côté des chiffres. Pour chaque catégorie, chaque séance et chaque fournisseur, une courte explication de la raison de la dépense — chaque point relié au procès-verbal ou à un article publié, jamais à la mémoire de quelqu'un.
- « Ce que la loi exige ». Un onglet qui reflète les obligations de divulgation financière du Québec, dont la Loi sur les contrats des organismes municipaux (C-65.01, en vigueur depuis le 1er avril 2026) : les fournisseurs payés 25 000 $ ou plus dans l'année, un registre de 15 contrats de 25 000 $ ou plus recoupés avec le SEAO et accompagnés du montant versé à ce jour, et un registre daté de 9 obligations montrant ce que la Municipalité a publié et ce qu'elle n'a pas publié — factuellement, sans qualification.
Voir l'onglet Ce que la loi exige ↗ et la méthode et les sources ↗ sur le site du journal.
Comment ça fonctionne
Le processus part du document officiel et se termine par une vérification humaine. Rien n'est publié tant que les chiffres ne concordent pas.
Les choix techniques qui comptent
Un outil de reddition de comptes doit être plus difficile à casser, à falsifier ou à abandonner que l'information qu'il publie. Les choix ci-dessous sont ennuyeux à dessein.
- Un site statique, sans base de données. Hébergé sur GitHub Pages; les données vivent dans des fichiers texte versionnés. Chaque changement est un commit qu'on peut relire et annuler. Coût d'hébergement : zéro.
-
Rendu par
textContentuniquement. Aucune donnée n'est injectée comme HTML, donc rien dans un fichier de données ne peut devenir un script dans le navigateur du lecteur. - Liste blanche de liens. Les liens sortants ne peuvent pointer que vers le site municipal, le SEAO et LégisQuébec. Tout autre domaine est affiché comme texte, jamais comme lien.
- Des fichiers de données rédigés à la main, et un validateur qui les surveille. Le contexte et les registres sont écrits par la rédaction, pas générés. Quatorze vérifications automatiques font échouer la publication si une source manque, si un lien est brisé, si une séance n'a pas de contexte ou si un total ne concorde pas.
- Bilingue par construction. Chaque chaîne existe en français et en anglais, et le validateur refuse une entrée qui n'a qu'une langue. Le français n'est jamais « à venir ».
Ce que ce modèle offre à votre organisation
Le même modèle — des documents officiels transcrits, reliés à leur source, expliqués et vérifiés avant publication — s'applique à bien d'autres choses qu'un journal : le registre des dépenses d'une petite municipalité, le suivi des subventions d'un organisme communautaire, les décisions d'un conseil d'administration, l'inventaire des règlements d'une MRC.
- Peu coûteux à héberger. Pas de serveur, pas de base de données, pas d'abonnement mensuel. Un dépôt Git et un hébergement de pages statiques suffisent.
- Vérifiable. Chaque chiffre renvoie au document d'où il vient. Un lecteur, un vérificateur ou un conseiller peut remonter à la source en un clic.
- Maintenable par une petite équipe. Ajouter une séance, c'est ajouter un fichier et lancer le validateur. Pas besoin d'un développeur pour l'entretien courant — et quand quelqu'un se trompe, la publication échoue au lieu de publier une erreur.
- Conforme par défaut. La structure bilingue et les références aux lois sont intégrées dès le départ, pas ajoutées après coup.
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